17- 1er jour dans le Sud Lipez

gifs-animes-fleches-106.gif Jeudi 1er aout gifs-animes-fleches-107.gif 

Pour l'étape du jour, suivre les marqueurs rose 

Afficher Sud Lipez et Salar d'Uyuni sur une carte plus grande

Préparatifs pour le Grand Départ

Petit déjeuner anticipé ce matin ; dès 7h30 les œufs brouillés nous attendent. Nous mangeons tranquillement avant de quitter Los Salares, à 8h30.

Nous partons pour 4 jours dans le Sud Lipez et le Salar d'Uyuni. Nous avons réservé ce "Tour" avec l'hôtel Los Salares et partirons avec notre chauffeur Victor et une cuisinière qui nous suivra pendant les 4 jours. Elle a 18 ans –l'âge de notre ainée- et s'appelle Janeth. J'avoue être très excitée à l'idée de cette expédition dans les déserts boliviens, et je pense ne pas être la seule.

Nos sacs sont chargés sur le 4x4, protégés par une bâche, et nous transportons dans le coffre tout le nécessaire pour les repas à venir (thermos, réchaud, provisions).

Aujourd'hui, 2 autres 4x4 de l'agence partent également pour le Sud Lipez. Un groupe de 4 jeunes Britanniques, et une famille française qui a opté pour le Tour en 5 jours, rajoutant l'ascension du volcan à la formule que nous avons choisie.

Le soleil est encore au rendez-vous ce matin, tant mieux. Nous nous arrêtons en ville pour acheter du pain, ainsi qu'un sachet de feuilles de coca, accessoire indispensable à tout Bolivien. En sortie de ville, Victor remplit les documents déclarant l'identité des personnes quittant la ville.

Plein les yeux !

Très rapidement nous nous retrouvons sur des chemins de terre et de cailloux. Les paysages sont variés et la luminosité extra. Ben se lâche sur les photos.

Nous arrivons à El Sillar, à 15 km de Tupiza. Des cirques accidentés ont été taillés à flanc de montagne, érodés, donnant à l'ensemble l'allure d'une forêt de pierre.

A chacun de nos arrêts nous retrouvons les autres 4x4 partis, eux aussi, de Tupiza ce matin. Il y en a 4 de l'agence Tupiza Tour, et d'autres de Valle Hermoso. On peut sembler nombreux sur le site, mais dans l'immensité de ce désert, nous sommes finalement bien seuls.

Nous reprenons la route...

Cordillère du Lipez

Traversée de notre 1er village.

Le bus arrive de Tupiza ; un seul passage par semaine...

Nous, on continue...

Il y a encore 2-3 jours, le sud Lipez était fermé pour cause de chutes de neige abondantes. Aujourd'hui, les rios sont plus chargés que d'ordinaire à cette saison et les passages à gué se multiplient, parfois même encore gelés.

Un peu avant midi, nous voilà contraints de nous arrêter pour cause de crevaison . Nous étions l'un des 4x4 en tête et tour à tour les autres véhicules s'arrêtent pour aider notre chauffeur à changer la roue. Entraide générale, que l'on soit de la même agence ou pas.

Aux abords de la route, la glace nous surprend encore.

Nous repartons, sourire aux lèvres, admiratifs de cette belle ambiance qui règne sur le parcours.

Vers 12h30 nous pique-niquons en plein air, et surtout en plein vent ! Le 4x4 de Los Salares conduit par Secundino est également là. C'est l'équipage français, ça tombe bien, nous pourrons papoter tout en déjeunant. Au menu, crudités, escalopes milanaises de poulet, riz, pommes de terre. En dessert, énormes clémentines. Tout est présenté très élégamment et installé sur l'arrière du 4x4 par Janeth. J'avoue être impressionnée par cette petite cuisinière.

Nous reprenons la route, savourant la chaleur du soleil au travers des vitres. Dès que nous sortons, il nous faut impérativement nous couvrir pour échapper à la fraicheur du vent.

Nous traversons de rares villages n'excédant jamais les 200 âmes. Ici, Nazarenito.

Les paysages se diversifient, toujours aussi envoûtant.

Au-dessus, dans les collines, les teintes virent au bleu, au vert et au violet, signe de la présence de plomb et autres minerais. Les mines sont nombreuses dans cette partie de la Bolivie, avec essentiellement l'exploitation du cuivre à l'heure actuelle. Victor nous indique qu'il y aurait encore 13000 mineurs en activité.

Un autre village, désert...

Le sort s'acharne aujourd'hui, nous voilà crevés pour la seconde fois.   On sourit moins qu'au 1er arrêt, plus de roue de secours cette fois ! Comme ce matin, d'autres 4x4 s'arrêtent et viennent prêter main forte à Victor ; nous repartons "chaussés" d'une roue de Tupiza Tour. 

C'est reparti !

Lorsqu'un convoi de 4x4 traverse un village, fermez les fenêtres !

Soirée sur San Antonio de Lipez

Vers 16h30 nous arrivons au village de San Antonio de Lipez.

Nous sommes visiblement dans les derniers arrivés, et Victor cherche ici ou là une chambre pour nous ce soir. Il nous explique que rien n'est officiellement réservé, et que les 1ers arrivés sont les 1ers servis. Nous apprendrons au cours du périple qu'un barrage avait été dressé dans le village avant notre arrivée, pour contraindre les véhicules à s'arrêter dans CE village, plutôt que dans le suivant. Le tourisme est une manne à préserver et tous les moyens sont bons pour y parvenir !

C'est finalement une Bolivienne au sourire bien caché qui nous accueillera ce soir.

A droite du poteau, la fenêtre et la porte de notre "salle à manger". A droite de cette porte, celle de notre chambre.

Une grande chambre pour 5. Murs et sol en béton, mais porte en tôle ondulée. L'isolation est donc inexistante ! Tout est propre, voilà ce qui nous importe.

Nous repérons les WC et le lavabo ; pour ce qui est de la douche, nous savons déjà qu'elle ne sera pas au programme de cette halte, vues les températures locales.

Les WC sont à gauche, la douche à droite.

Les garçons déchargent le 4x4, Janeth s'installe dans ce qui servira de cuisine et de chambre pour elle et Victor.

Très rapidement elle nous sert le goûter dans la "salle à manger", une petite pièce au charme monacal, accolée à notre chambre, et où il fait bon garder les polaires !

Thé, chocolat chaud ou café, gateaux secs et confiture, beurre ou "Dulce de Leche", qui sera notre réconfort gourmand tout au long de ces 4 jours. C'est ce qu'on appelle de la confiture de lait, un caramel au goût prononcé de lait. Autant le dire on est gâtés ! 

Nous partons marcher un peu dans le village et grimpons jusqu'au calvaire, derrière les habitations. Nous retrouvons ces maisons aux murs faits de briques de terre séchée.

Les enfants nous le feront remarquer, il faut toujours que l'on cherche à grimper quelque part ! En même temps, c'est le meilleur moyen d'avoir une vision large du paysage, de la ville ou de la vallée. Cette fois, c'est tout le village qu'embrasse notre regard. Nous constatons que nous sommes comme perdus au milieu du désert, les maisons se fondant dans le paysage, une impression d'être seuls "in the middle of nowhere", pour reprendre la célèbre expression de ce couple de Belges qui avait participé à Pékin Express en Bolivie.

 Le vent au sommet est impressionnant et nous rebroussons rapidement chemin, en évitant soigneusement les quelques cactus sur la descente.
Le soleil se couche derrière nous, magnifiant les ocres des montagnes.

Sur la place du village des jeunes ont déjà entamé leur soirée à grands coups de canettes de bière.

Derrière l'école, sur le terrain de sport, des enfants jouent à la marelle. Pas de palet, juste un morceau de verre ou un caillou en guise de jeton.

Le vent est frais et même si le logement n'est pas chauffé nous rentrons nous y mettre à l'abri. 18h30 sonne l'heure du diner. Janeth a dressé la table dans notre "salle à manger" et nous sert une excellente soupe de légumes, suivie de steacks de bœuf accompagnés de purée. Tout est présenté très joliment et nous n'en laisserons pas une miette.

Entre 2 bouchées nous revivons notre étape du jour, 220 km de piste, sous un ciel bleu, au milieu de paysages splendides. Tout le monde est unanime pour dire que "c'est trop top !" et de rajouter "et ce n'est que le début !". 

Il n'est que 19h15 lorsque nous terminons le repas, mais nous avons tellement froid que nous n'avons qu'une hâte, nous enfourner dans les duvets. Nous avons porté ces duvets depuis le début de notre périple et ce soir nous sommes bien contents de nous y glisser. En plus de ces duvets, 2 couvertures bien lourdes. Bonnet et écharpe seront nécessaires à certains… La chaleur se fait rapidement sentir et nous pouvons espérer une bonne nuit. Victor fait soudain son apparition, nous donnant le timing du lendemain : petit déj' à 5h30 ! Finalement, un coucher de bonne heure aura du bon !

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Date de dernière mise à jour : 10 Oct 2016

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